31 mars 2009

En traversant la rue...

peut-on faire la connaissance de quelqu'un ? La réponse est OUI !





Parce que traverser l'avenue 9 de julio, une des avenues les plus larges au monde (140 m), prend plusieurs minutes ! On la traverse en 3 fois, avec 3 feus rouges différents, 7 voies dans un sens, 7 voies dans l'autre, auxquelles il faut rajouter 4 voies latérales, soit 22 voies au total si je n'en n'oublie pas. Ah oui et surtout, une obélisque blanche trône au milieu, et je lui en suis bien reconnaissante d'ailleurs pour m'orienter dans cette ville.

Parce que 2 nanas discutent vite et bien, du renseignement que l'on demande, on passe de "d'où tu viens ?", à expliquer que "non non, je suis bien francaise même si je parle comme une mexicaine !", s'en suivent où on habite, où on travaille, pourquoi on est ici, et pour combien de temps, sa vie à elle, ses cours pour devenir critique d'art et son rêve d'aller a Paris un jour, les 120 ans de la Tour Eiffel aujourd'hui et l'idée qu'elle me donne d'en parler à la radio ce soir !
Arrivées de l'autre coté de l'avenue, l'essentiel est dit et une certaine complicité s'est déjà installée. 10mn de plus et le numéro de tel ou le Facebook seraient passés par là. Finalement, on se fait même accompagner tout devant le métro et la bonne entrée "pour que l'on puisse encore discuter un peu".
Je ne lui ai pas demandé son prénom, je ne la reverrai certainement jamais, je lui ai quand même fait une bise en partant pour la remercier et cette rencontre fortuite m'a mise de bonne humeur de bon matin.

Parce que cela s'appelle l'Argentine ! un sens de l'accueil incroyable, une gentillesse spontanée et immédiate , une complicité si facile que je n'ai encore jamais vue ailleurs (puissent les Parisiens s'en inspirer un tout petit peu !), una "buena onda" qui décidément me surprend encore et toujours.

12 mars 2009

Ce sera tout merci !

Pour les ames aventureuses, ma famille, et mes amis (les vrais donc :-) qui viendront me rendre visite cette annee, voire l'annee prochaine, voici d'ores et deja une liste de courses qui me fera plaisir.
Certaines choses existent ici mais a des prix pas possibles, d'autres existent dans des Carrefour ou je n'ai pas encore eu la chance d'aller mais en tout cas pas chez mon Chinois, et d'autres n'ont pas encore traversé l'océan :
- du Nutella, du Nutella, du Nutella, du Nutella....
- du chocolat en poudre Poulain
- du chocolat au lait et aux noisettes Milka, Milka, Milka, Milka...
- du chocolat noir cacao 80 %
- du chocolat patissier
- une conserve du confit de canard et une du fois gras made by Mamie d'Auch
- une conserve du roumazafy de la meme Mamie (oui ma grand-mere est bearno-malgache, ca vous en bouche un coin hein !)
- un bocal de cornichons de Tatie et une salade de son jardin, on peut toujours rever !
- du saucisson putain !
- un moule pour faire des charlottes aussi bonnes que celles de ma mere
- un gel douche Ushuaia
- des cremes antirides
- des sauces indiennes (vindaloo) et thai (curry vert et curry rouge), de la harissa (celle de Papa)
- des piments d'Espelette et des guindillas, pour ceux qui passeraient au pays basque
- des Petits Ecoliers
- des biscuits Digestive pour les londoniennes
Ce serait HYPER GENTIL !!!
Ah oui, et aussi, j'oubliais, si vous voyez une promo au supermarché "coeur + cerveau", en bon état, pas branlants, solides et robustes, modele homme d'ailleurs tiens, ce sera parfait, pas prise de tete, et surtout pas taille 14 ans car c'est ceux que j'ai déjà, ca me serait plus qu'utile en ce moment !
A bon entendeur...

6 mars 2009

J'aime....


Quand Buenos Aires s'éveille, que le soleil du matin s'engouffre dans ses rues etroites et m'éblouit quand je traverse ses avenues
Quand les collectivos (bus) tanguent sur les pavés ...
Quand une pluie tropicale s'abat sur la ville mais qu'on reste en tongues avec son parapluie

Quand un steack de dingue peut fondre dans la bouche à n'importe quelle heure de la nuit
Quand on a l'embarras du choix pour sortir à 2h du matin, tous les jours de la semaine
Quand on ne marche pas plus de 3 cuadras (patés de maison) pour trouver un glacier

Quand on monte un taxi en 20 secondes 24h24
Quand on fume dans les taxis en ecoutant en direct un match de foot

Quand je reconnais une chanson Chichi Peralta s'échapper d'une voiture, d'un bar... et que je comprends que je suis sur le bon continent
Quand des djeuns jouent de la guitare et chantent Andres Calamaro sur la plaza San Martin, que je leur demande mes chansons preférées.... et que je comprends que je suis dans le bon pays !

Quand on se sent transparente à la maison mais qu'une fois dans la rue, 300 mètres suffisent pour qu'un Argentin nous rappelle qu'on est une nana !
Quand on me laisse passer la première dans le collectivo et le métro parce que... je suis une nana (même si 10 secondes après je me fais traiter de ''mamacita'')

Quand je pose une question à n'importe qui et qu'on me réponds, on m'oriente, on m'aide, et avec le sourire
Quand mon épicier me dit ''si mi amor''
Quand tendre la main n'existe pas et qu'on claque une bise (une seule ici) à son chef, au dentiste, à tout inconnu

Quand on me raconte que le patron du bar, c'est le petit papi assis au fond, qu'il n'a toujours pas perdu son accent "gallego" (de Galice), et que le jeune derrière le comptoir, c'est son petit-fils
Quand on rentre dans un restaurant, qu'on se croit 50 ans en arrière, que rien ne semble avoir changé, ni le menu, ni le décor, et qu'on sent cette ALMA !

Quand je me sens dans la même journee à Paris, en Espagne ou en Italie
Quand j'ai l'impression d'être ici depuis toujours !

Quand je réalise que cette capitale n'a pas encore succombé aux chaînes de magasins de fringues, de restauration rapide, de Starbucks et autres aliénations occidentales

Quand tout peut se discuter, le prix du loyer, l'entrée d'un spectacle etc et qu'''il faut qu'on en parle''

Quand on me demande ''y vos de donde sos ? '' (et toi d'ou viens tu ?) et que je me sens une immigrante

Quand toutes ces petites choses superficielles me consolent de mes 31 printemps...