mes nuits dans ma nouvelle maison
Une des choses que je préfère de mon nouveau chez moi à Buenos Aires, ce sont les petits carrés qui s'allument sur mes murs, sitôt ma lampe de chevet éteinte. Je m'explique : chaque nuit, en baissant le store d'une certaine façon, l'éclairage du jardin crée comme une mozaïque, une multitude de carrés noirs et blancs sur les murs de ma chambre. Un petit bonheur avant de m'endormir, qui a changé du tout au tout ces courts instants de flottement avant de rejoindre Morphée. Car comment ne pas penser à vous ?
Celles et ceux ceux qui sont là-bas, à 5h de différence, dans leurs lits eux aussi. Vous prendrez votre café quand je dormirai à poings fermés. Vous ne le savez pas mais j'ai pensé à vous pendant votre sommeil. J'ai observé chacun de ces petits carrés blancs, comme si vous étiez tous là tous en rang d'oignons alignés devant moi ! Je me demande quand est-ce que vous viendrez me voir, si vous viendrez un jour, et quand est-ce que je repasserai vers chez vous. Je me promets de vous écrire bientôt, de vous téléphoner... Je fais même des plans sur la comète de futures vacances ensemble. Je vous sens tout autour de moi dans cette mozaïque, c'est vous tous, mes petites lueurs nocturnes, mes vers fluorescents, mes phares de mer agitée, mes lampes de poche, mes bougies, mes loupiotes, mes étoiles, ma constellation.
Ce soir, ou plutôt ce matin, j'allais enfin me coucher mais l'envie de raconter était trop forte. Parce que le temps passe, et que je ne veux pas tarder à dire à Alice et Zoë (nées en 1917) de ne pas s'inquiéter, que Buenos Aires, c'est comme si elles y étaient !
Buenas noches a todos, maintenant je vais éteindre pour de bon et je vous retrouve dans quelques secondes !
