6 septembre 2011

La chatte du perroquet


Une chose que j'aime par dessus tout ici ce sont les insultes, où comment s'enerver en "castellano" soit l'espagnol d'ici, exprimer sa colère, insulter celui qui manque de t'écraser quand tu traverses la rue, le prétendant qui ne te rappelle pas, la personne sur qui tu as envie de te défouler en général.

Et pour ça "hijo de puta", c'est ce qui sonne le mieux à mes oreilles, ou fils de pute en français. Hijo de puta, c'est ce que j'aime, est multi emploi. Car c'est à la fois une insulte, mais aussi une manière light de dire "mon gars" ou ça peut être aussi admiratif : "Quoi, t'as gagné au loto, que hijo de puta !"

Quand on me demande ici comment on le dirait en français, j'ai beau chercher, je ne trouve que "connard", ce qui me paraît du coup bien fade ! Non, l'hijo de puta, avec le "rrr" qui racle la gorge, le P que l'on accentue un peu, y'a pas à dire, ça jette !

Illustration en video


A cela il faut ajouter les expressions pour envoyer balader quelqu'un de manière expéditive, l'équivalent du "va te faire..." se dit ici "Anda a la concha de la lora", soit : "Va voir la chatte (sexe féminin en lagage imagé) du perroquet", pendant argentin de "la concha de tu madre", plus connu.
La légende dit que son origine provient du lunfardo (l'argot de Buenos Aires). La lora était une manière de nommer les prostituées à l'époque. Une femme, lassée des avances répétées de son mari, lui aurait un jour balancé cette phrase, qui aurait fait fureur depuis.


"La puta que te pario" ,c'est à dire "la pute qui a accouché de toi" est aussi un grand classique, devenu encore plus à la mode depuis la mise en ligne de cette video il y a quelque mois, dans laquelle un supporter de l'équipe de River voit son club de foot redescendre en 2ème division...